Votre avis ?
    Mot de passe perdu ?

17/12/10 : référentiel de compétences C2i Formateur   Lecture : Public, Modification : Tout le réseau

Télécharger en PDF Page lue par 10 membre(s) et 5904 affichage(s)

Dernière mise à jour le 27 Avril 2011 par Jézabel Roullée

 

Ordre du jour : Référentiel de compétences C2i Formateur

Déroulement des échanges

    1.    Etat d'avancement des réflexions et échanges avec les partenaires

    2.    Echanges et questions
           -   C2i Formateur
           -   La spécification des animateurs EPN
           -   B2i adultes
           -   Les outils
           -   La place du C2i dans la construction des jury

    3.    Les prochaines étapes

 

1. Etat d'avancement des réflexions et échanges avec les partenaires

La communauté a adapté le référentiel C2I enseignant aux spécificités de la formation continue. Ce travail a été effectué à distance en plusieurs séances de travail en octobre. Cette grille de lecture permettra de construire un parcours adapté au contexte du secteur.  
Il conviendra de dégager un consensus sur cette grille. Nous parlerons désormais par principe du C2I Formateur ou C2iF, dérivation du C2i2E, même si celui-ci n’a pas d’existence légale à ce jour.

Depuis septembre, des échanges ont lieu avec différents acteurs pour valider la pertinence de la démarche. La rencontre a permis de présenter la nature des échanges.

François Bocquet : Lors du dernier CA de Lyon II, il y a eu l’habilitation d'un Master Pro de Formation de formateurs qui devrait se mettre en place à la rentrée prochaineIl serait intéressant d’intégrer le C2I formateur dans ce cursus.
François Bocquet a échangé avec la DGESCO et avec Simon Galakhoff de la DGSIP sur la faisabilité d'une expérimentation en Rhône-Alpes reconnue par les ministères. La démarche est accueillie favorablement. Simon Galakoff, spécialiste du montage de dossier européen à la DGSCO est en charge du dossier b2i adulte au niveau national.
Le ministère de l'Enseignement Supérieur serait-il d'accord pour que la porte soit ouverte à la possibilité d'utiliser le C2I2E avec les professionnels de la formation continue. Au niveau du CNESER (organisme consultatif du Ministère de l'Education) une porte a été ouverte sur la possibilité de le modifier pour l'appliquer au secteur de la formation.

François Bocquet a eu une réunion avec Clara Danon et Claude Bertrand (Responsable des certifications) à la Mission Numérique de l'Enseignement Supérieur.

Deux idées :

•     Faire évoluer le référentiel pour l'adapter à la formation (accord de principe)
•     L'ingénierie de formation est laissée à l'appréciation des acteurs engagés dans l'expérimentation.

Seul l'enseignement supérieur délivre les certificats internet niveau 2, quelques soient les secteurs :

•     santé (référentiel tient la route, testé et validé)
•     aménagement et développement durable (référentiel solide)
•     sciences humaines et sociales
•     éducation/métiers de l'enseignement (testé depuis 5 ans avec les IUFM)

Avec la double surveillance du Ministère de l'éducation Supérieur et de la DEGSCO, il est nécessaire de mettre en place :

•     des référentiels des finalités
•     d'un référentiel évaluable
•     des ressources nécessaires à l'élaboration des formations
•     un « premier bloc » d'une dizaine de personnes qui recevront le C2I2F, qui pourraient ensuite être habilités à faire la formation/certification des 50, 60 personnes concernées dans les organismes de formation qui demandent l'habilitation à faire passer le b2i@

Dans tous les cas de figure, pour la Région, le C2I formateur peut être soit :

•      une certification purement régionale – La Région met en place sa propre certification
•      une démarche expérimentale avec vocation à être reconnue au niveau national (dans la mesure où la question se pose dans différents territoires).

Guy Pastre : il a participé à une rencontre avec la DAFCO de Lyon, les chargés de missions de la région en charge de FormaVia et François Duport, AMO.  Le sujet concernait le b2i adultes et les processus d’habilitation des différents organismes.
L’objectif était de voir les articulations entre le travail du CAFOC et le travail du groupe de Formavia. Au niveau de l'Académie ont reçu 5 ou 6 dossiers de demandes d'habilitation. Un Jury va délivrer le titre : responsabilité de l'éducation nationale. La question est celle de la recevabilité du dossier, de qui évalue que le dossier est « à niveau ». ?Pour l'instant rien n'est calé.

Plusieurs points ont été évoqués :

•      Le livret de compétences  : inquiétude sur les directives qui pourraient être données par le Ministère de l'Éducation Nationale.
•      Piste autour de la formation des évaluateurs, au moins une journée à mettre en place. Mise en place par l'Éducation Nationale. Se pose la question de regrouper des personnes qui vont intervenir dans les organismes de formation qui demande une habilitation. Il ne serait pas possible d'obliger les organismes à participer à ce travail de « mise en compétences » autour des compétences du b2i@.
•     Le C2i évolue d'une notion de « 70% de compétences à valider » aujourd'hui à une approche via 100%. Certificat dit que nous sommes dans le champ de la qualité, des évaluations externes, et de la transparence des processus qui aboutissent à la délivrance des b2i@.?Interrogation autour de l'utilisation du référentiel du b2i@ dans la définition des compétences.
Une prochaine réunion est prévue en janvier-février pour faire le point sur les contenus. Guy s'interroge sur le niveau de qualification qui va être demandé sur la qualification, notamment pour les EPN.

Michel Chong : Il a eu un échange avec Jacques Naymark, en charge de l'innovation et de la recherche à l'AFPA. Il a rencontré en Auvergne, lors d’une conférence organisée par le CNFPT Laurence Achdou, M.Ancelet et F.Duport. Un premier échange a eu lieu autour de la création d'un référentiel numérique pour les formateurs. 

Cela pourrait intéresser l'AFPA dans le cadre de la mise en place des compétences transversales où les compétences numériques sont incluses :

•     Faire évoluer la pratique au niveau des usages : intégrer des usages plus socialisés et à distance
•     Etre en mesure de mettre en place une veille sur les usages numériques.

L'AFPA en RRA est dans une situation particulière, car beaucoup de zones montagneuses, donc mobilisation forte des usages du numérique. Jacques Namymark souhaiterait que ses travaux soient croisés avec ce qui  se passe au niveau national.


Le principe d’une expérimentation C2I formateur est acté
. La démarche est approuvée par la Région. Le principe est de donner à cette démarche une visibilité nationale, sous le regard bienveillant des acteurs du national (Ministère de l'Éducation Nationale, Direction Nationale AFPA, DUI...). On les tiendra informé pendant toute l’expérimentation.  On reste sur le principe de ne pas attendre des autorisations mais partager l'avancée du travail autour de cette expérimentation.

 
2. Echanges et questions

Suite à cette présentation, les échanges montrent qu’il y a nécessité d’arriver à un consensus sur le vocabulaire et les objectifs du C2I formateur. Ce sera un des objectifs de l’expérimentation.


C2I formateur

François Bocquet : Le C2I de niveau 2 est délivré à un niveau bac + 5.  Pour la C2I formateur, cela n'a pas encore été évoqué avec Lyon II. On a besoin de mettre en place un dispositif léger. Une des conditions nécessaires est bien que cela soit fait avec l'Université. Une 2ème cohorte de VAE pourrait porter sur le « C2i2F ». Pour le C2I formateur, il semblerait aberrant d'exiger au départ que les personnes aient un Bac + 5 ans.  Donc cela peut signifier que pour un animateur d'EPN ne lui donne pas un niveau Master II mais cela lui donne une certification d'un niveau de formation de Niveau 5 dans son domaine de compétences.

Michel Chong : Avant d'attaquer la VAE, il faut se mettre bien d'accord sur le référentiel avant d'envisager la VAE.  Les animateurs des EPN sont des animateurs et non des formateurs. A l'AFPA il y a un sens différent entre TICE et TIC. Il est important que la formation professionnelle puisse s'y retrouver. Du côté des formateurs, besoin d'avancer sur la capacité à évaluer si un geste professionnel est touché par la mobilisation des TIC. Les postures en termes de transmission des savoir-faires vont être différentes selon les organismes de formation et les EPN. Ne pas imposer aux formateurs quelque chose qui bouscule trop leurs pratiques.

Guy Pastre : L'approche proposée est celle d'un socle commun, qui après va trouver des mises en œuvre différentes dans les différents champs. Il rappelle que Créatif suit les dossiers de certification des publics et des formateurs. Donc possibilité de créer des liens. Des échanges là dessus sont prévus à Autrans.


François Duport
: l'intérêt de ce type de démarche est de permettre aux personnes de voir reconnaître dans un cadre formel des apprentissages informels. Ce C2I formateur permettra de construire un langage commun entre acteurs de l’orientation, animateur d’EPN et formateurs agissant dans le même champ.

François Bocquet : pour le projet d’expérimentation C2I formateur, il faudrait produire des modules de formations en mode mixte : présentiel – distance. Cela doit être adapté au contexte local avec une ouverture vers le national. La communauté va travaillée sur les critères, les référentiels, etc. avec identification des bons outils de formation.  Ce 1er noyau pourrait proposer un prototype d’ici juin prochain. Ensuite, on pourrait organiser une rencontre avec les acteurs nationaux pour expliquer ce que fait le pacte d'acteurs au niveau régional. 


La spécificité des animateurs EPN 

François Bocquet : Les échanges avaient commencé autour de la reconnaissance par une certification du travail de médiation dans les EPN. ?L'idée avait emergé de faire un C2i niveau 1 « EPN « .?C2i : tableur, traitement de texte, usages des outils de communication classique, éléments juridiques, protection des données  et techniques de recherches. ?La difficulté : certification peu en lien avec des missions d'animation, d'accompagnement, de formation.?Plusieurs réunions organisées dans le cadre de Formavia sur la question.?Échanges divers et variés. 

B2i adultes

Voici le processus que va mettre en place la DAFCO pour le b2i adultes :

  1. L’organisme de formation remplit une demande d’agrément présentant son identité, son activité, ses moyens matériels ainsi que le CV des formateurs à habiliter. Il est prévu une formation d’une journée traitant de la réglementation et des modalités d’évaluation des compétences acquises.
  2. Pour l’apprenant, chaque compétence acquise doit être intégrée au dossier de preuves. A ce jour, le dossier de preuves n’est pas défini. Les DAFCO attendent un cadre national.
  3. Un jury,  composé à l’initiative de chaque académie, étudiera les demandes de certification au vu des dossiers de preuve communiqués par chaque organisme agréé.

Le premier jury pourrait se réunir en juin 2011.

A quel moment la DAFCO va valider la possibilité des organismes de formations puissent faire passer les b2i@ Adultes ? 
Ce n’est pas précisé. Mais ils ont besoin de personnes en capacité d'évaluer les dossiers de preuve.?François Duport dit que le 1er noyau possédant le C2I formateur pourrait absorber le suivi du dossier de preuves. Le groupe de 60 devrait avoir son C2i2F en septembre dans  l'idéal. ?Possible d'imaginer une 1ère vague assez rapidement et une 2ème vague vers l'automne. A ce jour, la DAFCO ne l’intègre comme une obligation .

Mais ce dossier de preuves quel est-il ? Il n'existe pas encore !
Le dossier de preuves n'est pas le blog-site mise en ligne qui est le contenu mais un dossier qui va effectivement « faire la preuve » de la façon dont les compétences sont faites : plein de scénarios possibles, gérés par la DAFCO, la Région ? Question sur qui prend en charge la définition de ce qu'est le dossier de preuve ? Est-ce au DAFCO de le piloter ? A construire au niveau du DAFCO ? Existe-t-il un seul modèle ? Plusieurs modèles possibles ???Problème de l'administration des preuves : plutôt que l'apprenant envoie toutes ses pièces jointes, possibilité de travailler à partir de liens. ?L'endroit où le stagiaire dépose tout cela est la responsabilité de l'organisme de formation qui gère cela.  Par exemple, pour des EPN possibilité d'utiliser Jiimdo qui va permettre à chaque apprenant de rassembler les preuves du développement de ses compétences.  Possibilité de le lier avec un ePortfolio… L'important est que l'apprenant apporte les liens vers les preuves de son enseignement. ?? 

 

Les outils

Deux niveaux d'outils :
•       ceux pour le jury (logique Keep It Simple and Stupid...KISS)
•       ceux pour les apprenants (exemple : Gibii)

Outils de validation du B2i : Gibii
Voir la présentation de Gibii b2i@.ac-aix-marseille.fr/telespa/gibii_globale.ppt">http://b2i@.ac-aix-marseille.fr/telespa/gibii_globale.ppt Ce diaporama permet de repérer comment fonctionne cette plate-forme de certification du b2i@. Ce logiciel est en licence libre, il est téléchargeable dans sa version 6.  Donc il peut être adapté en fonction des besoins. 

D'autres outils seraient en phase de développement, notamment du coté de l'Académie de Rennes comme Obii : http://pedagogie.ac-aix-marseille.fr/tice/spip/spip.php?rubrique318?">http://crdp.ac-rennes.fr/obii/kit_formation.html?http://pedagogie.ac-aix-marseille.fr/tice/spip/spip.php?rubrique318
Vérifier si Obbi est bien en licence libre

 

Quelle place du C2I formateur dans la construction des jurys ?

Pour le moment, la DAFCO ne s’est pas positionné. La région demande à ce que les membres du jurys possèdent le C2I formateur ou équivalent.  L'option envisagée est que l'ensemble des personnes qui sont dans des formations en Rhône-Alpes rentre dans un processus de type b2i@, environ 10.000 personnes/an. La DAFCO va avoir 2 ou 3 fois/an à dire pour 5.000 personnes. Le jury va avoir à se positionner sur les personnes pour lesquelles des compétences manquent… ou veux qui ont validé très rapidement.  Le travailleur des valideurs, devraient avoir le C2I2F, au moins un par organisme. Ils vont avoir une interface administrative, la liste des 25 et 30 compétences (pas démarrée, en cours, acquise).

Échanges autour de la « mise en opération » du référentiel du b2i@ (Le référentiel date de Juin 2010). La difficulté, qui devrait être gérée par le DAFCO – est celle de rendre opérationnel le référentiel du b2i@.

Échanges autour de qui et comment est posé le curseur dans ce que sont les compétences validées dans le référentiel ??
Un gros travail a déjà été réalisé dans le cadre de l'expérimentation du b2i@ : comparaison de référentiel, affinage du référentiel, etc. ?Tout ce travail est capitalisé sur le site de Formavia : http://www.formavia.fr/wiki/index.php/Synth%C3%A8se_de_l%27exp%C3%A9rimentation_b2i@_adultes


3. Prochaines étapes

La Région a commandé un rapport sur la place que peut prendre la culture numérique dans les prochains appels d'offre. Le modèle de développement proposé serait assez proche que ce qui s'est passé dans le cadre de la démarche H+ (« certification » des organismes de formation autour de l'accueil et la formation des personnes handicapées) – voir le compte rendu de la rencontre du 8 novembre.

, , ,

communautés de pratiques, culture numérique, compte-rendu