Votre avis ?
    Mot de passe perdu ?

16/09/10 : lancement de la CoP   Lecture : Public, Modification : Tout le réseau

Télécharger en PDF Page lue par 3 membre(s) et 4156 affichage(s)

Dernière mise à jour le 27 Avril 2011 par Jézabel Roullée

Les échanges de cette 1er réunion étant riches, ce compte-rendu sera certainement imparfait, c'est pourquoi le format wiki doit vous inviter à y apporter les compléments nécessaires, et pour ceux qui n'y étaient pas de réagir et contribuer avec la fonction "commentaire" ci-après.

Ordre du jour : définir ensemble les modalités de travail de ce groupe
-    Contexte : d'où vient l'idée de cette Co P?
-    1. Quels enjeux partageons-nous ?
-    2. Quelles sont les actions que nous pourrions conduire ?
-    4. Quels acteurs faut-il associer ?
-    5.Comment prépare-t-on l'ouverture de cette Communauté vers d'autres partenaires ?
-    6. Quelles sont les prochaines étapes ?

 

Contexte : d’où vient l’idée de cette CoP ?

L’idée d’une CoP « Culture numérique » est une née dès lors que celle dédiée aux EPN s’est évanouie, c’est à dire lors de la naissance du réseau CoRAIA « Coordination Régionale des Acteurs de l’Internet Accompagné ».

Suites à l'expérience B2I adulte et aux conclusions du 1er Formacamp Rhône Alpin en avril 2009, le besoin de professionnaliser les acteurs de la formation continue sur le champ TIC ainsi que les animateurs EPN, a été fortement exprimé. Face à l’absence de référentiel adapté pour ces professionnels, il devenait nécessaire de  constituer un groupe de réflexion autour de cette question. Le C2I niveau 2 pourrait servir d’éléments de réflexion de base.

Antoine Ancelet précise le cadre régional en mentionnant  la mise en place du Service Public Régional de la Formation continue. Dès cet automne, s’engagent des travaux pour refondre l’offre de formation afin qu’elle corresponde aux objectifs fixés par le SPRF. Les grands principes annoncés sont : un meilleur accès à la formation, notamment pour les publics prioritaires ; une meilleure qualité de l’offre, plus de transparence pour les utilisateurs.
Dans chacun des dispositifs, la Région appliquera ces orientations. Les pratiques numériques deviendront un axe majeur dans les prochaines programmations.

1. Quels enjeux partageons-nous ?

Donner du sens
Comprendre l'utilité des outils TIC, en avoir un usage sûr et critique au travail, dans les loisirs, donner du sens aux usages numériques sont des compétences devenues indispensables.

Réinterrogerons nous, en filigrane, sur la finalité des politiques de formation, elles doivent conduire à quoi ? Savoir maîtriser tel ou tel outil sert à quoi ?
Il y a une volonté affichée d’autonomisation des individus pour qu’à la prochaine aire numérique (après le 2.0, puis le 3.0), ce dernier soit en capacité d’embarquer les nouveaux outils dans ces pratiques.

Éviter la dérive techniciste, pour cela il faut avoir une approche pédagogique et toujours se poser la question de l'usage et de l'impact. 
Dans le cadre de l’expérimentation du B2i adulte, la Bibliothèque de Saint Apollinaire à construit son travail autour des pratiques et non pas des outils TIC. Ils ont également travaillé sur le livre numérique, comme composante de l’écriture, et s’engagent sur un recueil de mémoire d’écriture transmédia.

Utiliser le bon vocabulaire pour recentrer les enjeux
Le terme FOAD - notamment utilisé dans les programmes de formation régionaux - n’est plus d’actualité. Il est préférable de parler d’utilisation d’outils technologiques dans un parcours de formation, que cela soit en présentiel et/ou à distance. La Région est intéressée pour voir comment ce concept peut évoluer.

Les enjeux du numérique est un chantier que la Région investit au sein des différents services. La Direction de la Culture lance une réflexion à travers un cycle de rencontre pour interroger les usages numériques dans les pratiques culturelles. La prochaine à lieu le 4 octobre à Charbonnière les bains (« Le numérique : nouvelle donne, nouvelle politique culturelle ? »)

Le terme « compétence numérique » revêt plusieurs facettes : de la nécessité de communiquer efficacement s’ajoute des compétences métiers, informationnelle, pédagogique, relationnelle. Nous avons tendance à mettre l’accent sur le numérique en occultant les autres compétences fondamentales transversales. Le risque serait de basculer sur des savoir-faire trop techniques.

Au sein de Zoomacom, le terme  « usage numérique » a été remplacé par « usage premier ». Le réseau Coraia parle de « l’internet accompagné ». « Wiki village » signifie que tout est modifiable à souhait. Le terme « concierge » et « jardinier » sont plus évocateur et représentatif que celui de « Community manager ».
Le numérique doit être au service de…
Tous partage que le numérique s’appréhende au service de quelque chose et qu’il serait intéressant de formaliser et d’argumenter les enjeux afin d’en faire part aux élus.

Nous partageons l’importance d’embarquer les usages numériques dans les pratiques professionnelles.

Pour l'APFA, la compétence métier vis à vis des publics qu'elle reçoit doit être enrichie par les compétences transversales qui comportent des champs aussi divers tels que la maitrise des TIC.

Accroître la connaissance numérique des professionnels du secteur
Les professionnels du secteur, les formateurs ou acteurs de l’orientation ont-ils besoin de développer leurs usages numériques ; pour d’une part accroître leur pédagogie, développer de nouveaux services et d’autre part le mettre au bénéfice de leurs apprenants.

De même que lire, écrire, compter, savoir conduire fait partie des pré requis d’insertion sociale et professionnelle, la maîtrise des TIC devient un pré-requis de base quelque soit sa situation de vie.
En quoi les formateurs vont pouvoir utiliser ces outils pour améliorer leurs pratiques et transmettre leur connaissance. Ce n’est pas la technique qui importe mais l’usage, il s’agit « d’utiliser l’outil pour… »

Partager un langage numérique commun

Tout citoyen, quelque soit son métier, a besoin d’une culture numérique de base. La question est de savoir quelle est la culture numérique minimum de base qu’il faut disposer ?
Quel serait le langage numérique commun des OF, quelle est la connaissance numérique que les acteurs de terrain doivent avoir lorsqu’ils se confrontent au public en difficulté.
Les professionnels du secteur ont besoin de partager, mutualiser, croiser leurs pratiques. Ce

Comment aborder la notion de « fracture numérique » ?
Un élément change le paysage : les élèves ont aujourd’hui une culture TIC, certes limitée, restrictive mais cela opère un décalage générationnel important entre parents et enfants. Les parents complexés restent en marge des pratiques de leurs enfants. Il ne faut pas tomber dans l’idée que l’appropriation des TIC sera résolue avec le temps. Si hier l’enjeu était les infrastructures, l’accès à internet, aujourd’hui l’enjeu c’est l’acculturation, le sens du numérique, la maîtrise des pratiques.
Les jeunes ont le « vernis des compétences numériques », ils ne savent pas les transposer leurs pratiques au niveau professionnel.

L’agence contre l’illettrisme a publié des documents intéressants il faut prendre en compte les phénomènes récent liés à l’illettrisme.

Faire correspondre la politique publique avec les enjeux numériques

Le souci de la politique publique est dynamiser le territoire, de mettre en réseau les petites entreprises avec les donneurs d’ordre, de favoriser la compétence des demandeurs d’emploi, de mieux préparer les élèves dans leur orientation et leur mobilité. 
Si les objectifs de la politique territorialisée sont clairement définis alors il sera aisé d’établir une grille de correspondances avec les enjeux du numérique. Il ne faut pas confondre les moyens (les TIC) et la finalité (les orientations politiques).
Il faut repérer, définir les axes politiques stratégiques sur lesquels  nous pouvons agir.

S’il est vrai que le consensus est aisé autour des infrastructures, il l’est moins lorsqu’il s’agit de parler des pratiques, des usages.

Il y a une réelle course à l’infrastructure créée par les lobbies sans se poser la question des usages. Il serait intéressant de se comparer à des Pays étrangers comme la Finlande par exemple.

Il est exprimé la nécessité d’avoir une meilleure visibilité d’un plan de développement politique des usages.

Avoir une vision prospective, d’acculturation.

La culture numérique est un construit permanent
Nous sommes tous bousculés et perpétuellement en interrogation sur nos compétences, c’est pourquoi il faut rentrer dans des modèles interactifs.
L’évaluation est une étape rarement prise en compte.
Nous avons besoin d’une dimension prospective. Quelles sont les évolutions actuelles, futures ?


2. Quelles sont les actions que nous pourrions conduire ?

1) Partir d’un référentiel existant pour définir le(s) notre(s)
Le référentiel des compétences et des savoirs pour les professionnels de l’orientation pourrait nous servir comme support de référence. Dix familles de compétence ont été définies parmi lesquelles la 8e compétences  porte sur la maîtrise des TIC.
Reprendre ce document, tenter une première relecture dans une page collaborative, souligner les éléments qui font disensus nous permettra de définir le socle de compétences pour des formateurs en Rhône Alpes.

Ce travail a l’avantage de se décoler du C2i niveau 1 qui est trop technique.

Cela permet de dégager un tron commun pour les formateurs, et de définir les questions communes.
Comme le texte est accès sur la définition d’un reférentiel de compétences communes au formateur, chacun pourra le reprendre au sein de ses réseaux.


2) Cadrer les enjeux, définir les mots

Lancer un travail de recadrage des enjeux : entre les mots valises, le vocabulaire mal approprié, les visions et les concepts sont parfois partagés et différent en fonction des réalités territoriales.

3) Évaluer l’impact de nos formations
Au-delà de la nécessité de conduire une évaluation sur l’impact des pratiques pédagogiques après la formation, il faudrait pouvoir connaître l’impact de la formation, sur le développement de l’autonomie. Un an après comment se comporte l’individu.

Besoin d’évaluer, de se doter d’une méthode d'auto-évaluation pour évaluer à la fois les besoins des formateurs, mais également des publics accompagnés pour voir dans quelles mesures les usages sont appropriés.

3) Organiser des rencontres d’informations, d’échanges
Il est exprimé le besoin d’avoir des informations, des formations sur les pratiques numériques pour garder une longueur d’avance par rapport au public accueilli.

Par exemple, dans l’ESS, les animateurs refusent de parler de facebook à défaut d’en maitriser les enjeux et les usages.

Il est exprimé le besoin de disposer d'informations, de session d'acculturation régulière sur les usages émergents, en cours, pour les désacraliser auprès des professionnels. Cela pourra se traduire à travers l’organisation d’explorcamp sur les territoires qui réunirait les professionnels du secteur. Cela permettrait de dédiaboliser certains outils pratiques. Le premier pourrait s’organiser à Zoomacom dans l'EPN 2.0

Il est demandé d’organiser pour les personnels du PRAO un explorcamp.

8 rencontres sont organisés par l’association Fréquence Ecole, il serait intéressant de se rapprocher d’eux pour voir comment coupler éventuellement nos efforts. (demander à minima le calendrier pour le diffuser)

4) Avancer dans la structuration de la mise en place du B2i au niveau régional
Il serait intéressant de traiter de sujet comme un projet en tant que tel, à travers une expérimentation grandeur nature sur un territoire. Il nourrira ainsi cette Communauté.

5) Promouvoir l’EPN 2.0
Comment créer des espaces de pratiques numériques dans les grands organismes pour renforcer la dynamique locale
Comment mettre des lieux de pratiques numérique là où il y a des besoins.
Zoomacom lance la création des EPN 2e génération dans la Loire. Il s’agit de partir de pratiques numériques, de délocalise l’EPN là ou il y a le public, il sera animé par des parents / entrepreneurs / animateurs du terrain.

4. Quels acteurs faut-il associer ?

Cette communauté de pratique se limitera dans un premier temps aux acteurs présents et invités. Il est proposé d'élargir la liste à :
-    Plateforme intercertificateur
-    Réseau Ratice Loire
-    Association les Tracols
-    Le PRAO
-    Université Pierre Mendes France
-    Agence contre l’illettrisme (Elie Maroun) contact de Robert Forest
-    DAFCO , délégation académique (Christian Blanquet ?) contact de Bernard Jacob.

5. Comment prépare-t-on l'ouverture de cette Communauté vers d'autres partenaires ?

Cette Communauté de Pratique se voudra volontairement restreinte dans un premier temps vue la complexité du travail à engager.

Le travail en comité restreint durera entre 8 et 18 mois, en fonction de l’avancement des travaux. La Communauté engage un travail exploratoire et communiquera à travers le réseau social sur ces avancées. Elle confrontera les résultats des premiers livrables à une communauté d’acteurs plus large.

Cette CoP sera à terme ouverte aux acteurs tels que les Organismes de Formation, les têtes de réseaux de la formation continue, les partenaires sociaux, les universitaires, les EPN,...

6. Les prochaines étapes ?

- lancer le travail de référentiel sur une page collaborative du réseau social Formavia. (lien direct : http://id.formavia.fr/pg/pages/view/14915/)

- organiser la prochaine rencontre de la CoP le 13 Octobre de 9h30 à 12h au Conseil Régional Rhône Alpes

PERSONNES PRESENTES : Guy Pastre (Coraia), Michel Chong (AFPA), François Bocquet (Université Lumière Lyon 2), Jacqueline Cimaz et Fatima MANA (Bibliothèque de St Apollinaire de Rias), Bernard JACOB (Conseiller Formation Continue, Greta Grenoble, Robert FOREST (Centre de formation, Association HANDICA.REUSSIR), Yoann DURIAUX (Zoomacom), Antoine Ancelet (Conseil Régional), Cédric Lambert (Conseil Régional), Laurence Achdou (Conseil Régional), François Duport (FormaVia), Jézabel Roullée (FormaVia)

,

communautés de pratiques, culture numérique, compte-rendu